Comment organiser un événement en direct multilingue avec des interprètes à distance
Tout ce qu’il faut pour planifier un événement en direct en plusieurs langues avec des interprètes qui travaillent à distance : qui fait quoi, ce dont chaque interprète a besoin, comment il entend l’orateur, un calendrier de répétitions et une liste de contrôle pour le jour J — avec les pistes de langue de DCAST.
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L’interprétation simultanée, c’était autrefois des cabines, un système de distribution matériel et un technicien par canal. Pour un public en ligne, l’essentiel de tout cela disparaît. Avec DCAST, chaque interprète peut travailler de chez lui avec un ordinateur portable ou un téléphone et un casque, en envoyant sa voix vers sa propre piste de langue ; les spectateurs regardent un seul direct et choisissent leur langue dans le lecteur.
La technique est la partie facile. Ce qui fait réussir un événement interprété, c’est la préparation : qui entend quoi, quand tout le monde répète, et ce qui se passe quand quelque chose tourne mal. Ce guide est ce plan.
Le dispositif en un coup d’œil
| Qui | Envoie | Reçoit |
|---|---|---|
| Production principale (lieu de l’événement ou studio) | L’image et le son original vers l’adresse principale du direct | — |
| Chaque interprète | Sa voix vers la clé de sa langue | Un retour propre du son original |
| Spectateurs | — | Un seul direct ; ils choisissent Original ou une langue dans le lecteur |
| Coordinateur de l’interprétation | — | Toutes les langues, pour repérer les problèmes |
Chaque langue est un flux distinct avec sa propre clé. Les interprètes n’ont pas besoin d’être au même endroit, et ils n’envoient pas de vidéo : DCAST n’utilise que l’audio d’un flux de langue.
Les rôles nécessaires
- Responsable de production — pilote l’encodeur principal et les paramètres du direct dans DCAST.
- Coordinateur de l’interprétation — l’interlocuteur unique des interprètes ; il surveille chaque langue pendant l’événement et décide de la marche à suivre si l’une d’elles tombe.
- Interprètes — pour les événements de plus de 30 minutes environ, la pratique professionnelle veut deux interprètes par langue, qui se relaient. Décidez à l’avance comment la clé passe de l’un à l’autre : un seul d’entre eux doit être connecté à la fois sur une piste donnée, depuis un seul encodeur.
- Modérateur — dans le chat, il répond aimablement aux « Je n’entends pas l’espagnol ».
Ce dont chaque interprète a besoin
- Un ordinateur ou un téléphone avec une connexion stable. Un flux de langue, c’est de l’audio plus, au maximum, une vidéo minuscule — bien moins de 1 Mbit/s en envoi.
- Un casque avec micro, pour entendre l’orateur sans le renvoyer dans son propre micro.
- Un encodeur : Larix Broadcaster sur téléphone (mode audio seul) ou OBS Studio sur ordinateur avec un canevas minuscule. Notre guide pas à pas couvre les deux, ainsi que vMix.
- Les paramètres de connexion de sa piste dans DCAST — et uniquement les siens.
- Un retour son : une source propre et à faible latence du son original (voir la section suivante).
- Un canal de liaison avec le coordinateur — un groupe de messagerie suffit.
Réglages recommandés pour chaque flux de langue : AAC, 48 kHz, 128–192 kbit/s, vidéo absente ou aussi petite que l’encodeur le permet.
Le retour son : comment les interprètes entendent l’orateur
C’est le point sur lequel la plupart des organisateurs se trompent la première fois. Ne demandez pas aux interprètes d’écouter le direct public. Un direct public est volontairement retardé — souvent de nombreuses secondes, si bien qu’un interprète qui l’écoute aura toujours du retard — et son interprétation parviendra aux spectateurs encore plus tard.
Mieux vaut l’une de ces options, de la meilleure à la plus simple :
- Une liaison audio à faible latence depuis la production — par exemple un appel dédié dans un outil de visioconférence, où la production partage le son du programme et où les interprètes se connectent micro coupé.
- L’interprète est dans la salle ou branché sur le système audio du lieu.
Quel que soit votre choix, vérifiez que les interprètes entendent clairement l’orateur, sans que leur propre voix leur revienne.
Configurer les langues dans DCAST
- Ouvrez les paramètres du direct → Flux → Langues.
- Appuyez une fois sur Ajouter une langue pour chaque langue ; renommez chaque piste comme les spectateurs doivent la lire, par exemple « Français » ou « Українська ».
- Envoyez à chaque interprète les paramètres de sa piste. Pour un direct RTMP, il s’agit de l’URL du serveur affichée dans l’onglet Langues et de la clé de flux de la piste ; pour un direct SRT, de l’URL SRT ou de l’identifiant de flux SRT de la piste.
- Jusqu’à 16 langues par direct sont disponibles. Créez-les toutes avant d’appuyer sur Démarrer le stream.
Les flux de langue peuvent se connecter avant le flux principal, en même temps que lui ou après : les interprètes peuvent donc être connectés et prêts avant que vous ne passiez à l’antenne. L’onglet Langues affiche un voyant de signal par piste : vert tant que le flux de cette langue arrive.
Calendrier des répétitions
Une semaine avant
- Envoyez à chaque interprète sa clé, les réglages recommandés et le guide de l’encodeur.
- Faites un point technique de 15 minutes avec chaque interprète : il se connecte, le voyant passe au vert, vous l’entendez dans le lecteur.
La veille
- Répétition générale avec la vraie production : encodeur principal, retour son, tous les interprètes.
- Ouvrez la page de visionnage sur un téléphone et sur un ordinateur, passez en revue chaque langue, comparez les niveaux à ceux d’Original.
- Convenez des règles du canal de liaison : qui parle à qui, et comment un interprète en difficulté passe le relais.
Une heure avant
- Tout le monde est connecté, tous les voyants sont verts.
- Le coordinateur écoute chaque langue pendant 30 secondes.
- Publiez une courte note sur la page de l’événement : « Choisissez votre langue avec le bouton de langue du lecteur » — ou mettez un lien vers notre guide pour les spectateurs.
Les règles du jour J
- Menez l’événement en une seule diffusion continue. La rediffusion conserve les langues, mais si vous appuyez sur Arrêter le stream puis de nouveau sur Démarrer le stream pour le même direct, elle ne propose les langues supplémentaires que pour la partie qui suit le dernier démarrage. Pour les pauses, laissez le direct tourner avec une image d’attente et une musique de fond.
- Les interprètes restent connectés pendant les pauses, micro coupé s’ils le souhaitent, plutôt que de se déconnecter.
- Si un interprète décroche, il se reconnecte avec les mêmes paramètres ; le coordinateur prévient le modérateur du chat, qui rassure les spectateurs de cette langue.
- Le coordinateur écoute tout. Les spectateurs signalent rarement vite une langue muette ; c’est le coordinateur qui doit s’en apercevoir le premier.
Après l’événement
La rediffusion du direct conserve les langues : les personnes qui ont manqué le direct choisissent leur langue avec le même bouton dans le lecteur DCAST. Si vous voulez aussi des fichiers séparés — par exemple pour publier ailleurs une version interprétée —, demandez à chaque interprète d’enregistrer son propre audio en local (OBS et la plupart des encodeurs savent enregistrer pendant la diffusion), et conservez un enregistrement local du programme sur l’encodeur principal.
Liste de contrôle
- Une piste par langue créée et nommée dans Flux → Langues
- Chaque interprète n’a que sa propre clé ou son propre identifiant de flux SRT
- Chaque flux de langue : AAC, 48 kHz, 128–192 kbit/s, vidéo minimale ou absente
- Les interprètes portent un casque et disposent d’un retour son à faible latence
- Le canal de liaison avec le coordinateur fonctionne
- Répétition : tous les voyants verts, chaque langue entendue dans le lecteur
- Pauses prévues sans appuyer sur Arrêter le stream
- Enregistrements locaux en cours sur l’encodeur principal et chez chaque interprète
Foire aux questions
Les interprètes peuvent-ils travailler depuis différents pays ?
Oui. Chaque langue est un flux distinct : chaque interprète se connecte donc directement à DCAST, où qu’il se trouve.
DCAST fournit-il des interprètes ou une traduction automatique ?
Non. Les interprètes, c’est à vous de les trouver ; DCAST transmet leur audio et permet aux spectateurs de le choisir. Il n’y a pas de traduction automatique.
De quelle connexion Internet un interprète a-t-il besoin ?
Un flux de langue, c’est surtout de l’audio à 128–192 kbit/s, plus au maximum une vidéo minuscule. La stabilité de la connexion compte davantage que son débit.
Que doivent faire les spectateurs ?
Ouvrir le direct et choisir leur langue avec le bouton de langue du lecteur. Original — le son propre de l’événement — joue par défaut.
Les langues interprétées seront-elles dans la rediffusion ?
Oui. La rediffusion dans le lecteur DCAST les conserve, avec le même bouton de langue. Menez l’événement en une seule diffusion continue — après un arrêt et un nouveau démarrage, la rediffusion ne propose les langues supplémentaires que pour la partie qui suit le dernier démarrage.
DCAST Team
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